Dans un contexte marqué par l’incertitude et les bouleversements, la supply chain est en première ligne.
Crises sanitaires, tensions géopolitiques, aléas climatiques, volatilité des marchés : les chaînes logistiques modernes évoluent dans un environnement d’instabilité permanente.
Découvrez comment faire face à cette instabilité pour optimiser la performance de la supply chain.
Les sources de l’incertitude et de l’instabilité dans la supply chain
La supply chain évolue dans un environnement où l’instabilité est devenue la norme :
- Crises sanitaires ou géopolitiques
- Événements climatiques extrêmes
- Variations brutales des prix de l’énergie et des matières premières
- Tensions sur les capacités de transport
Tous ces facteurs externes, difficilement prévisibles, provoquent des perturbations majeures : retards, ruptures d’approvisionnement, hausse des coûts, fortes variations de demande, etc.
À cela peuvent s’ajouter des facteurs internes qui impactent la performance de la supply chain :
- Dépendance à un fournisseur unique ou une ressource critique unique
- Manque de visibilité sur les stocks
- Processus encore trop manuels ou silotés
- Difficultés de coordination entre acteurs
Identifier, classifier et prioriser les points de friction
Pour faire face à une supply chain instable, la première étape consiste à repérer les points de friction, les zones où le flux se ralentit, se bloque ou se dégrade en qualité.
Ils peuvent être visibles (retards de production, erreurs de préparation, ruptures fréquentes) ou plus discrets (coordination insuffisante entre services, données incomplètes, tâches manuelles, sources d’erreurs).
Pour les identifier, on combine plusieurs approches :
- Analyse des processus (Value Stream Mapping, Modélisation de processus (Business Process Management Notation), Process Mining, etc.).
- Suivi des indicateurs clés (taux de service, lead time, stocks, besoin en fonds de roulement, etc.).
- Observation terrain et retours des équipes.
Une fois repérés, il faut les classifier selon des critères d’impact : coût, délai, satisfaction client, conformité réglementaire.
La priorisation se fait en fonction de leur gravité, de leur fréquence et de leur probabilité. Cette hiérarchisation permet de concentrer les efforts sur les frictions qui génèrent le plus de risques ou de pertes pour la performance globale.
Les stratégies pour faire face à l’instabilité : agilité et résilience
Dans un contexte de perturbations constantes, la supply chain doit combiner agilité et robustesse.
La résilience commence par la diversification des sources d’approvisionnement et des circuits afin de limiter les dépendances critiques.
L’adoption de technologies de prévision avancée (IA, modèles statistiques, analytique prédictive, etc.) permet aussi d’anticiper plus finement la demande et d’ajuster les plans de production ou de distribution.
La planification collaborative entre fournisseurs, partenaires et clients favorise une synchronisation des flux et une meilleure adaptation aux imprévus.
Les plans de contingence (activation d’un fournisseur de secours, redéploiement de ressources, utilisation de gammes alternatives, etc) doivent être définis et prêts à être activés à tout moment. Ils permettront d’être prêt pour faire face aux aléas. Ils peuvent être préparés à l’aide de technologies de projection du futur (simulation, IA, systèmes de planification avancés, etc.).
Enfin, investir dans la digitalisation et l’automatisation (ERP, traçabilité en temps réel, robotisation) renforce la visibilité sur la chaîne et réduit l’impact des frictions.
Les erreurs à ne pas commettre en gestion de projet supply chain
Pour combiner agilité et robustesse et maximiser la performance de la supply chain malgré l’instabilité, les équipes doivent éviter plusieurs erreurs fréquentes.
Les erreurs liées aux processus de gestion des opérations et de la planification
Sous-estimer la planification et la définition des objectifs
Une erreur fréquente consiste à lancer un projet supply chain sans un cadrage clair. Dès le départ, établissez des échéances précises, un périmètre documenté et des attentes partagées avec toutes les parties prenantes.
S’appuyer sur un seul fournisseur ou canal unique
La dépendance à un unique fournisseur ou à un seul mode d’approvisionnement expose la chaîne à des risques élevés de rupture. La diversification est un levier de résilience pour la supply chain.
Manquer d’agilité dans la réponse aux incidents et crises
L’absence de scénarios alternatifs ou la rigidité des processus empêche de réagir efficacement face aux imprévus. Adopter une gestion flexible, avec des plans de contingence, est indispensable pour gérer l’incertitude et limiter l’impact des perturbations.
Les erreurs relatives à la gestion des projets
Ignorer la gestion du changement et la formation des équipes
Une supply chain agile nécessite une forte capacité d’adaptation de la part des équipes concernées. La résistance au changement est un frein majeur. Il ne faut donc pas négliger la formation et l’accompagnement des équipes. Prévoyez du temps et des ressources pour sensibiliser, former et soutenir les collaborateurs dans la transition.
Négliger la communication avec les parties prenantes
La supply chain optimale est collaborative. Une communication insuffisante ou peu claire avec les parties prenantes crée des malentendus, des retards et des erreurs. Instaurez un dialogue régulier avec fournisseurs, clients et équipes projet, en partageant les informations nécessaires au bon déroulement.
Oublier l’analyse des retours d’expérience et l’amélioration continue
Ne pas capitaliser sur les erreurs passées empêche l’entreprise de progresser. Intégrez dans chaque projet des boucles de retour d’expérience pour identifier les causes des échecs, ajuster les pratiques et renforcer la performance future.
Pour faire face à l’instabilité, la maîtrise de la gestion de projet en supply chain n’est plus une option : c’est une compétence stratégique.
Savoir identifier les points de friction, anticiper les risques, éviter les erreurs courantes et mettre en place des stratégies agiles et résilientes fait la différence pour assurer la performance durable de la chaîne logistique.
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« Avec du recul, je suis très satisfaite de m’être formée et d’avoir acquis cette triple compétence en supply chain, lean management et gestion de projet, sur laquelle je m’appuie aujourd’hui. Dans un environnement industriel contraint et imprévisible, la sécurisation des approvisionnements et des cadences est devenue critique, et les entreprises investissent de plus en plus dans ces activités. Les projets de digitalisation, d’optimisation des processus et d’excellence opérationnelle offrent ainsi des opportunités de travail riches, complexes et challengeantes. Les connaissances en supply chain apporte une compréhension rapide des enjeux et une légitimité, celles en gestion de projet aident à structurer une démarche de transformation collective et efficace, et celles en lean management façonnent une posture d’accompagnement fondée sur l’écoute, la collaboration, l’adaptation et la rigueur. À mes yeux, ces trois compétences constituent des clés de réussites essentielles, utiles dans de nombreux contextes tant sur le plan professionnel que personnel. »
Manon Grest, ancienne élève de la version précédente du programme et actuellement consultante excellence opérationnelle et conduite du changement chez SCALIAN.
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